Maladies

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Les perroquets peuvent attraper de nombreuses maladies à travers des bactéries, des virus, des champignons et des parasites. Ils partagent certaines d’entre elles avec d’autres oiseaux, d’autres sont en revanche propres aux perroquets , tandis que d’autres sont transmissibles à l’humain. Dans certains cas, ce sont les perroquets d’importations qui ont introduit ces maladies dans notre pays. Voici les principales maladies :

Psittacose ou chlamydiose : elle est certainement la maladie des perroquets la plus redoutée, car il s’agit d’une zoonose, donc transmissible à l’humain chez qui elle peut provoquer des pneumonies. Une telle éventualité est peu probable, mais le risque de contagion impose l’examen de tous les perroquets récemment acquis. Les symptômes chez l’oiseau sont la diarrhée, la conjonctivite, les difficultés respiratoires, les symptômes nerveux, l’anorexie et les vomissements. Dans de nombreux cas l’infection est muette et le perroquet peut être un porteur sain de la maladie. Le diagnostic est établi en laboratoire, à travers des tests spécifiques par un échantillon des fèces ou d’après le titrage des anticorps présents dans le sang. Le traitement consiste à administrer de la tétracycline à travers a nourriture ou dans l’eau sur une période de 30 à 45 jours.

Salmonellose et colibacillose : Comme beaucoup d’autres animaux, les perroquets peuvent contracter la salmonellose, une maladie capable d’évoluer vers une forme aiguë (caractérisée par une diarrhée, une anorexie, un abattement et la mort) ou chronique, caractérisée par de l’arthrite, des symptômes liés au système nerveux central et des lésions hépatiques. Comme la salmonellose, la colibacillose est une maladie bactérienne, mais ses symptômes sont plus variés, (gastro-entérite, symptômes nerveux, stérilité) car l’agent étiologique peut atteindre différents organes de l’oiseau. Ces bactéries peuvent infecter l’œuf, directement dans l’ovaire ou après la ponte, causant ainsi la mort de l’embryon dès les premiers jours de sa vie. L’antibiogramme permet de déterminer l’antibiotique le plus adapté pour traiter le perroquet malade.

Proventriculite : ou PPD frappe souvent les Perruches ondulées, les Inséparables, les Calopsittes et les Perruches à collier, mais elle s’attaque rarement aux autres espèces. Les perroquets malades ont toujours de l’appétit même plus qu’à l’habitude, malgré cela ils maigrissent petit à petit jusqu’à en mourir. On observe souvent dans les fèces la présence d’aliments (en particulier des graines) non digérés. Un échantillon fécal, opportunément coloré, permet de diagnostiquer la présence de méga-bactérie chez les oiseaux malades et donc d’entreprendre un traitement à base d’amphotéricine B par voie orale pendant au minimum 10 jours.

Maladie de Pacheco : elle est due à un virus de l’herpès capable de provoquer de graves lésions au foie des perroquets infestés et de les mener à la mort en quelques jours. Les oiseaux touchés peuvent présenter des signes de mal-être général et une diarrhée de couleur jaunâtre, mais dans la plupart des cas la mort frappe subitement chez des sujets qui paraissaient en bonne santé. Cette maladie est souvent associée à l’importation de perroquets d’Amérique du sud et provoque un véritable carnage parmi les oiseaux importés mais aussi parmi tous ceux qui ont la malchance d’être en contact avec eux. Il n’existe malheureusement aucun traitement efficace pour cette maladie. Une molécule utilisée dans le traitement des infections herpétiques chez l’humain, peut diminuer les possibilités de contagion parmi les oiseaux, mais il ne sert à rien pour les sujets déjà infestés.

Maladie du bec et des plumes des Psittcidés : aussi appelé PBFD et qui est due à un tout petit virus qui provoquent chez les oiseaux infectés de graves altérations du plumage, donnant à l’oiseau un air déplumé. Le bec et les griffes peuvent pousser de façon anormale et se montrer particulièrement fragiles. Le PBFD provoque une chte du système immunitaire des perroquets, les rendant ainsi particulièrement sensibles aux infections même les plus banales. La maladie est très courante chez les Cacatoès mais elle peut frapper toutes les espèces. Il n’existe aucun traitement pour cette maladie. Le dépistage se fait avec des tests par sondes moléculaires (PCR) sur des échantillons de sang.

Polyomavirus : maladie virale particulièrement redoutée des éleveurs. Elle touche surtout les jeunes perroquets élevés à la main avant la fin de la période de sevrage. Les symptômes typiques sont un gosier jamais complètement dégagé, un abattement général, une diarrhée, une anorexie et une hémorragie sous-cutanée. La mort survient en l’espace de 2 à 3 jours après l’apparition des premiers symptômes. La maladie se transmet à travers les fientes, les sécrétions nasales et les pellicules des plumes en contaminant la nourriture et l’eau. La maladie peut être également transmise par les parents, qui s’avèrent souvent des porteurs sains du virus. Il n’existe aucun traitement contre cette maladie mais il existe un vaccin. Le diagnostic s’établit par le test de la PCR sur des échantillons de sang.

Variole : véhiculée par une piqûre d’insecte, elle peut s’attaquer aux perroquets en provoquant une conjonctivite qui peut être suivie de la formation de membrane diphtérique au niveau des premières voies respiratoires. Les symptômes respiratoires dominent dans cette maladie qui peut déboucher sur un taux de mortalité variable, souvent aggravés par des infections bactériennes secondaires. On traite les infections avec des antibiotiques à large spectre, qui n’ont en revanche aucune utilité contre le virus.

Peste aviaire et maladie de Newcastle: ce sont des maladies d’origine virale, véhiculées par un orthomixovirus et un paramyxovirus. De telles maladies sont dangereuses pour les volailles au point que la destruction du foyer est obligatoire, peuvent frapper également les Psitaccidés qui donnent alors des signes graves de maladies avec des symptômes très variables (de type respiratoire, digestif ou nerveux) selon la souche virale impliquée. Le diagnostic s’établit une fois le virus isolé dans les fèces, les tampons cloacaux et le pharynx. Aucun traitement n’existe pour les deux maladies.

Syndrome de la dilatation du proventricule : Il s’agit d’une maladie insidieuse, à évolution chronique, qui a d’abord été décelée chez les Aras puis chez les autres espèces; elle se caractérise par une paralysie progressive du proventricule due selon toute probabilité au virus s’attaquant aux structures nerveuses. La nourriture s’accumule dans l’estomac incapable de se contracter et qui par conséquent se dilate. Les perroquets affectés régurgitent souvent la nourriture et présentent une distension de l’abdomen, un amaigrissement et des aliments non digérés dans les fèces. Le diagnostic, basé sur les symptômes et sur la mise en évidence lors d’un examen radiologique de l’augmentation du volume du proventricule. Il n’existe aucun traitement contre cette maladie, si ce n’est que l’administration d’aliments liquides et digestes; seules les infections secondaires sont traitées afin de maintenir en vie des sujets malades pendant une période plus ou moins longue.

Mycose : il n’est pas rare que les perroquets soient frappés au cours de leur vie par une mycose qui sont des infections transmises par différents champignons. Ces agents infectieux sont opportunistes et profitent de causes comme la malnutrition, le stress continu ou un traitement antibiotique prolongé pour frapper. La mycose la plus redoutée est l’aspergillose, une maladie carctérisée essentiellement par des symptômes respiratoires et un dépérissement progressif de l’oiseau malade. Le diagnostic de cette maladie n’est pas simple et se base sur l’association de plusieurs examens (du sang, endoscopique, radiologique, culture). Le traitement prévoit des médicaments antimycosiques (fluconazole, ketoconazole, etc.) administrés par voie parentérale ou par aérosol et le traitement antibiotique des infections bactériennes concomitantes.

Verminose et parasitose : les infestations de ténias, ascarides et capillaires sont les verminoses les plus courantes chez les Psittacidés. Les oiseaux atteints maigrissent peu à peu, tout en conservant leur appétit. Plusieurs symptômes peuvent coexister tels que le vomissement, la diarrhée allant même jusqu’à provoquer la mort, la plupart du temps suite à une obstruction intestinale due à l’enchevêtrement des vers. Après avoir déterminé la nature du parasite, le vétérinaire se chargera de prescrire le médicament antihelminthique le plus approprié. Il est possible de traiter ces infestations à l’aide d’insecticides en spray ou en appliquant localement de l’ivermectine.